Le premier pick : ce qu'il coûte et ce qu'il rapporte

Le blue side détient le premier pick de la draft. C'est le seul moment où l'on choisit dans un roster entier, sans rien savoir de ce que l'adversaire va faire — et sans que personne puisse vous prendre ce que vous visez.

Ce privilège se paie : le premier pick est aussi le plus exposé, parce qu'il sera le seul champion que l'adversaire pourra cibler pendant tout le reste de la draft.

Une balance entre trois éléments

Le premier pick est une balance entre trois éléments.

ÉlémentLa question qu'il pose
Le pick prioritaireCe champion est-il si fort, ou si convoité, qu'il faut le prendre maintenant ?
Le pick flexCe champion entretient-il le brouillard sur ma composition ?
La versatilitéCe champion tiendra-t-il quoi qu'il arrive ensuite ?

Ces trois éléments ne se classent pas. Ils s'arbitrent.

Le pick prioritaire

Un pick prioritaire est un champion OP, ou un champion contesté par deux joueurs.

Les deux cas n'ont pas le même statut :

  • Le champion OP est un fait de patch. Il est plus fort que les autres, tout le monde le sait, et le laisser passer revient à l'offrir.
  • Le champion contesté — celui que les deux équipes veulent — relève, lui, de la préférence. Le sécuriser au premier pick est un choix, pas une nécessité.

Le pick flex : l'effet de brouillard

Un pick flex peut se jouer à plusieurs postes. Posé en premier, il ne dit pas où il sera joué : l'adversaire doit construire sa draft sans savoir ce qu'il affronte exactement.

C'est le seul des trois éléments qui travaille sur l'information plutôt que sur la puissance.

La versatilité : ce que le premier pick expose

C'est le point le moins intuitif, et le plus coûteux quand on le néglige.

Un personnage très immobile et qui a besoin de ressources peut être un mauvais first pick : il se prendra des counters à son manque de mobilité, et ne pourra pas jouer sans ressources — donc sera un vrai boulet pour l'équipe.

Le mécanisme est cumulatif, et c'est ce qui le rend dangereux :

  1. Le champion est posé en premier, donc connu de tous pendant les dix-neuf actions suivantes.
  2. Son manque de mobilité est une faiblesse ciblable : l'adversaire draft contre.
  3. S'il ne reçoit pas de ressources, il ne fait rien — et une équipe qui doit nourrir un champion déjà counter subit deux fois.

Un champion fragile en premier pick engage donc toute la suite de la draft à le protéger.

Le pick OP annule tout

C'est la règle qui prime sur les précédentes : un pick OP annule toutes les autres considérations du premier pick.

Parfois un perso sans mobilité et ressource dépendant est tellement fort en ce moment que c'est ok de le first pick : il suffira d'adapter la suite de notre draft pour faire briller ce pick.

Autrement dit, la versatilité n'est pas une exigence absolue. C'est un critère qui compte tant qu'aucun champion n'est assez fort pour justifier qu'on organise la draft autour de lui.

Deux précisions sur la portée de cette règle :

  • Elle vaut pour le pick OP, celui dont la puissance est un fait du patch.
  • Rien n'indique qu'elle vaille pour le champion contesté, qui relève de la préférence : ce n'est pas la même chose de prendre le meilleur champion du moment et de prendre celui que les deux équipes convoitent.

En résumé

SituationCe qui décide
Un champion est OPOn le prend, et on adapte la draft ensuite
Aucun champion ne domineOn arbitre entre priorité, flex et versatilité
Un champion est contestéC'est une préférence, pas une obligation

FAQ

Qui a le premier pick en draft ?

Le blue side, qui ouvre la phase de picks. C'est la contrepartie du dernier pick, qui revient au red side — le détail de la séquence est sur la page blue side vs red side.

Faut-il toujours first pick le champion le plus fort ?

Un pick OP annule toutes les autres considérations : quand un champion est nettement au-dessus, on le prend, quitte à construire la suite de la draft autour de lui.

Pourquoi un champion immobile est-il un mauvais premier pick ?

Parce qu'il est connu de l'adversaire pour tout le reste de la draft. Son manque de mobilité devient une cible, et s'il dépend en plus des ressources, il devient un poids pour l'équipe quand il n'en reçoit pas.

Qu'est-ce qu'un pick flex en premier pick ?

Un champion jouable à plusieurs postes. Le poser en premier entretient le brouillard : l'adversaire ne sait pas à quel poste il sera joué et draft avec cette incertitude.

Faut-il first pick un champion contesté ?

C'est une histoire de préférence. Contrairement au pick OP, rien n'oblige à le sécuriser au premier pick.

Le premier pick est-il un avantage ou un handicap ?

Les deux. Il donne accès au meilleur champion disponible et il expose ce choix pendant toute la draft — c'est exactement l'arbitrage que les trois éléments servent à trancher.

Aller plus loin


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